Christine Delbecq

- récemment

Tarmac, installation :

Tarmac - Ferme Courbet - 11 décembre 2021

Restitution de résidence, 11 décembre 2021, la Ferme Courbet, Flagey,(Doubs).


Résidence issue d’un partenariat entre le Pôle Courbet (Ornans), la Ferme Courbet (Flagey) et l’association Itinéraires Singuliers (Dijon).

Écrire sans mots écrits, envoyer un message, espérer une réponse.

Cette restitution est la première partie du projet initié par itinéraires Singuliers sur le thème « Liens et secrets ». Christine Delbecq a été invitée à reprendre son travail sur les Lettres sans mots.
Il se poursuivra en 2022 à Dijon puis Kinshasha, et reviendra en 2023.



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Coussin d'herbe

On a penché l’horizon

Juillet 2021, exposition personnelle, église Saint-Philibert de Dijon.

« J’ai travaillé l’espace de Saint-Philibert par triangulations :
Trois couleurs : blanc, gris, vert. Trois thèmes de travail : les herbes, les blocs les soulèvements. Trois positionnements : à terre, en suspens, debout. »

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1/31 01 Dans le grand blanc
1/31 Dans le grand blanc

Il y a les matrices.
C’est toujours de l’immense. Et toujours du pullulement. Ou alors un extrême isolement. 
Parfois ce sont des blocs de carton évidés, il y en a cent, ou un, ou deux. 
Parfois des milliers de bouts de papier que j’arrache ; depuis des mois je vis avec une étendue verte et blanche, finalement je l’ai suspendue avec des filins.
Parfois je photographie de l’herbe et j’en dessine les brins par milliers, puis les assemble.
Les matrices agissent comme ma base. Je m’approche, m’éloigne. D’ailleurs je marche, autour des installations et dehors bien sûr. Juste pour marcher. Ce rythme lent et répétitif que je retrouve dans le crayon et dans mes gestes de travail : agrafer, déchirer, percer, encoller.. 
Et puis je photographie, j’extrais, je rassemble, ça fait des paysages de temps. Et je dessine. Paysage : du temps posé sur une étendue.
Je dessine en tout petit et puis ça grandit. Lorsque ce qu’on ne voyait presque pas en vient à s’épanouir sur le mur, je me réjouis. Parfois je me rapproche tant que ça devient flou, et je perds le sujet, et moi.

...c’est sa manière de déchirer pour recomposer, de créer à partir de ce geste négatif, qui fait la particularité de son travail. Je ne pense pas qu’il s’agisse là d’un simple procédé technique ou d’une méthode astucieuse qui se serait révélée féconde, par hasard. J’y vois plutôt un travail sur soi, contre soi... écrit Catherine Follet, philosophe.